🌙 Les billets lunaires 🌙

« Je franchis doucement le seuil vers la saison sombre. »
Bonjour à toutes et tous, j’espère que vous allez bien.
Comment ne pas débuter ce billet lunaire en parlant de l’automne avant de parler de ciel en détail?
Ceux qui me connaissent savent que je suis une amoureuse de la nature et de la saison d’automne en particulier et comme nous venons tout juste de franchir l’équinoxe, il me semblait inévitable de développer un peu sur ces saveurs saisonnières particulières.
On parle beaucoup de l’équinoxe comme d’un moment d’équilibre entre le jour et la nuit, bien évidemment c’est le cas, mais finalement, cet équilibre ne dure qu’un instant.
Et ce qui m’intéresse peut-être encore plus cette année, c’est ce qui se passe juste après, parce qu’après l’équilibre vient le passage.
C’est comme lorsqu’on passe le pas d’une porte, nous franchissons un seuil. Ben c’est tout pareil pour ce changement de saison.
Dans notre hémisphère, on a pu observer depuis quelques semaines que la lumière commence maintenant à perdre véritablement du terrain sur l’obscurité et nous entrons progressivement dans ce que les traditions anciennes appellent la saison sombre.
La saison sombre n’est pas une mauvaise saison, elle est simplement celle durant laquelle la lumière extérieure diminue, les jours raccourcissent, les températures baissent et la nature nous montre grandement qu’elle ralentit.
Les animaux commencent eux aussi à modifier leurs rythmes, et j’ai à la maison un baromètre infaillible qui se nomme Elfy et qui est mon chat. Tout l’été, elle passe sa vie dehors et dès que les jours commencent à racourcir, elle réintègre petit à petit la maison avec de longues siestes sur le canapé.
Donc si on observe un peu, tout doucement, le vivant nous montre qu’il existe un temps pour aller vers l’extérieur et un autre pour revenir vers l’intérieur.
Et évidemment, nous autres humains avons parfois un peu oublié tout ça.
Nous voudrions souvent conserver exactement le même rythme toute l’année.
Produire autant, sortir autant, faire autant, être disponibles de la même manière, tout le temps. Comme si notre corps vivait complètement indépendamment des saisons.
Mais nous faisons nous aussi partie du vivant.
Et peut-être que ce passage de l’équinoxe peut simplement devenir une petite invitation à observer notre propre mouvement de bascule.
Et cette observation amène souvent d’autres façons de faire.
Est-ce que j’ai besoin de dormir un peu plus? De rentrer un peu plus tôt? De remettre davantage de chaud dans mon alimentation? etc..
Il ne s’agit évidemment pas d’en faire une nouvelle liste de choses à bien faire.
Surtout pas, mais simplement de se demander, est-ce que mon rythme actuel correspond encore à la saison dans laquelle je suis en train d’entrer?
Et trois jours seulement après ce passage de seuil arrive cette Pleine Lune d’Automne dans le signe du Bélier.
Et le Bélier, c’est le commencement, car c’est premier signe du zodiaque.
Le moment où quelque chose te pousse à exister en tant que personne à part entière.
Et je trouve cette énergie particulièrement chouette à intégrer juste après l’équinoxe d’automne.
Parce que la nature commence à ralentir, oui, mais ralentir ne signifie pas mourir.
Se retirer ne signifie pas renoncer à son désir, et entrer dans la saison sombre ne signifie pas éteindre son feu.
Peut-être même que cette Pleine Lune vient nous demander exactement l’inverse en nous montrant quel feu on a envie de garder allumé pendant que la lumière extérieure diminue.
Parce que nous allons avoir besoin de ce feu comme quelque chose de suffisamment vivant à l’intérieur de nous pour continuer à nous rappeler ce qui nous anime lorsque les journées deviennent plus courtes.
Le Bélier possède quelque chose de très instinctif, il ressent un mouvement et il y va.
Et évidemment, c’est à la fois une formidable force et son point de vigilance.
Parce que cette énergie peut devenir super impatiente, réactive voir même brusque, un peu comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Cet élan peut pousser à vouloir agir avant d’avoir réellement senti ce qui se passe et donc peut confondre désir et urgence, affirmation et agressivité.
Mais lorsque l’énergie Bélier est bien habitée, elle nous reconnecte à quelque chose de vraiment précieux qui est notre droit d’exister depuis notre propre centre.
De prendre une direction même si nous n’avons pas encore toutes les réponses.
Et dans le corps, le Bélier peut se ressentir très directement sous la forme d’une impatience, de l’envie de bouger du besoin de faire quelque chose maintenant.
Parfois une irritation qui arrive beaucoup plus rapidement que d’habitude.
Et plutôt que de chercher immédiatement à faire taire tout ça, peut-être pouvons-nous nous demander, qu’est-ce que cette énergie essaie de mettre en mouvement?
Parce que derrière une colère, il y a parfois une limite qui n’a pas été entendue.
Derrière une impatience, parfois un désir qui attend depuis longtemps.
Et derrière l’envie de tout envoyer promener, parfois simplement un besoin de retrouver un peu d’espace pour soi.
Parce qu’évidemment, une Pleine Lune se lit toujours sur un axe.
Et face à cette Lune en Bélier, nous avons le Soleil en Balance, ce qui veut dire moi et l’autre, mon désir et la relation, ma liberté et les compromis nécessaires pour vivre ensemble.
Le Bélier dit, « Je suis. » Et la Balance demande, « Et comment sommes-nous ensemble? »
Parce que nous pouvons parfois tellement chercher l’harmonie que nous finissons par nous quitter nous-mêmes. Dire oui alors que quelque chose en nous disait non.
Nous adapter en permanence, arrondir les angles etc…
Comprendre l’autre encore et encore jusqu’à ne plus très bien savoir ce que nous voulions, nous. Mais nous pouvons aussi aller dans l’excès inverse.
Décider que « s’écouter » signifie ne plus tenir compte de personne.
Faire passer systématiquement son désir en premier.
Refuser le compromis. Confondre indépendance et fermeture à l’autre.
Et je crois que cette Pleine Lune vient justement nous demander de ne choisir ni l’un ni l’autre.
Et peut-être que l’équilibre dont nous parlions à l’équinoxe se retrouve ici d’une autre manière.
Comme un mouvement permanent d’ajustement entre, moi et nous.
Quelques questions pour cette Pleine Lune:
- Où est-ce que je continue à m’adapter alors qu’une partie de moi aurait besoin de dire clairement ce qu’elle veut?
- À l’inverse, où est-ce que je pourrais faire une place plus juste à l’autre sans avoir l’impression de perdre la mienne?
- Quel désir, quel élan, quelle petite braise ai-je envie de garder vivante en moi pendant cette entrée dans la saison sombre?
Dans le reste du ciel:
Neptune rétrograde se trouve autour du Bélier.
Autrement dit, cette Pleine Lune se forme pratiquement sur Neptune.
La Lune est conjointe à Neptune, tandis que le Soleil en Balance lui fait face.
Et là, tout ce que je viens de raconter sur le désir Bélier devient beaucoup plus subtil.
Parce que Neptune ne parle absolument pas le même langage que le Bélier.
Le Bélier dit :
« J’y vais. »
Neptune répond :
« Mais où ? »
Et peut-être même :
« Es-tu certaine, certain, que ce désir t’appartient ? »
Neptune dissout les frontières.
Il ouvre l’imaginaire, l’intuition, la compassion, la sensibilité, le rêve, l’inspiration.
Mais il peut aussi rendre les choses beaucoup moins lisibles et complètement floues, à tel point qu’on y voit plus clair et qu’on se sent perdu.e.
Et autour de cette Pleine Lune, nous pouvons donc ressentir quelque chose d’assez paradoxal.
Une énorme envie d’avancer, mais sans forcément savoir vers quoi.
Une intuition très forte, puis le doute et les monstres remises en question.
Une émotion très présente, sans réussir à comprendre exactement d’où elle vient.
L’envie d’agir, et en même temps une immense fatigue.
Et dans le corps, ça peut donner comme une envie de mettre le pied sur l’accélérateur alors que Neptune enlève toute visibilité sur la route.
Peut-être alors qu’il faut simplement ralentir suffisamment pour sentir et essayer de ne pas ne pas tout balayer non plus sous prétexte que ce n’est pas rationnel.
Et surtout revenir au corps et aux sensations car lorsque les contours deviennent flous, le corps peut redevenir notre point d’ancrage.
Mes pieds sont-ils posés au sol? Est-ce que je respire? Ai-je besoin de silence?
Ai-je réellement envie de faire cette chose ou est-ce que je suis simplement embarquée par une émotion du moment?
Cela peut sembler très basique mais parfois, le basique nous sauve de beaucoup de confusion.
L’image qui illustre assez bien les énergies du moment c’est des phares dans le brouillard.
Neptune nous empêche peut-être de voir immédiatement jusqu’où mène le chemin.
Pluton nous invite à rester au contact de ce qui est profondément vrai.
Et l’équinoxe vient de nous rappeler que nous sommes en train de franchir un seuil.
Alors non, nous n’avons peut-être pas besoin de savoir exactement où nous allons.
Nous n’avons peut-être pas besoin non plus d’avoir un grand projet pour l’automne.
Peut-être avons-nous simplement besoin de sentir quelle petite flamme mérite d’être protégée.
Parce que l’automne n’est pas uniquement une saison de ralentissement, c’est une saison de discernement. Tout ne passera pas le seuil avec nous, et c’est très bien comme ça.
Peut-être que ces prochains jours peuvent donc être l’occasion de modifier doucement nos rythmes.
Dormir lorsque la fatigue arrive plutôt que lutter systématiquement contre elle, ramener du chaud autour de nous, remettre d’autres petits rituels dans nos soirées.
Éteindre parfois un écran plus tôt, etc…
Et surtout ne pas transformer tout cela en nouvelles obligations.
Simplement essayer, de temps en temps, de se rappeler, que moi aussi, je fais partie des saisons, que je n’ai pas à fleurir douze mois par année et que n’ai pas à produire la même quantité de lumière tous les jours.
JE NE LE RÉPÈTERAI JAMAIS ASSEZ,TOUTES LES TENDANCES ASTROLOGIQUES INTERPRÉTÉES DANS CES BILLETS LUNAIRES SONT UN NUANCIER DES COULEURS QUE LES ÉNERGIES DU CIEL NOUS OFFRENT PENDANT UN TEMPS. NOUS SOMMES TOUTES ET ET TOUS IMPACTÉS DANS DES DOMAINES DIFFÉRENTS ET PLUS OU MOINS INTENSÉMENT SELON LES POSITIONS PLANÉTAIRES DE NOTRE THÈME NATAL.
Et pour célébrer toutes ces belles énergies,je vous emmène dans la cuisine de l’enchanteresse.
Aline 🧙🏼♀️ pour la D’Âme du Doubs